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Dans l'Hérault, on aime les arbres !

Date: 
20/11/2019

Planter un arbre : plus qu’une parole, un acte du Département auprès des citoyens et des communes de l’Hérault. En plantant plus de 28000 arbres, il s’engage pour plus d’oxygène, plus de biodiversité, moins de CO2 et une meilleure santé pour nous tous.

UN ENGAGEMENT FORT

En septembre dernier, Kléber Mesquida a  annoncé l’opération "8000 arbres par an".

En janvier 2020, le Département fournira et livrera aux communes qui le souhaitent des arbres afin de végétaliser les centres villes, les cours d’écoles, les collèges, les places et les parcours sportifs....

À ce jour, ce sont plus de 200 communes qui ont répondu favorablement à l’initiative du Département.

Sur les routes, les équipes du Département vont planter plus de 16 000 arbres le long des déviations, sur les aires de covoiturage.

Le Département végétalise également ses domaines comme Bayssan à Béziers qui a accueilli plus de 4 000 arbres en 2019.

Rendez-vous au printemps 2020

Au printemps, le Département renouvellera l’opération citoyenne de parrainage des arbres, pour sensibiliser les Héraultais à leurs bienfaits.  

 "En absorbant le CO2, l’arbre contribue naturellement à la lutte contre le réchauffement climatique. Si la reforestation nécessaire pour le maintien des ressources en bois ne suffira pas à contrebalancer les dérèglements climatiques, ce geste fort encourage tous les gestes que nous sommes amenés à accomplir individuellement. Planter des essences plus résistantes là où la forêt fut ravagée par l’incendie, remplir le vide causé par la violence d’intempéries, offrir nourriture et abris aux animaux, aux plantes, sont autant de perspectives dont on pourra vite mesurer l’impact sur nos vies et celles des générations à venir."

 
Kléber Mesquida, Président du Département de l’Hérault

LE DÉPARTEMENT, ACTEUR DE LA REFORESTATION

L’OPÉRATION "8 000 ARBRES PAR AN" POUR LES COMMUNES

Lancée en septembre, cette opération vise à encourager les communes à programmer et intégrer des plantations d’arbres dans chaque projet d’aménagement (aire de jeux, écoles, esplanade, espace public…). Le Département assure l’achat et la livraison des arbres tandis que les communes ont à charge la plantation.

Le coût total de l’opération est estimé à 600 000 € et sera inscrit au budget 2020.

À ce jour, plus de 200 communes ont répondu favorablement à l’initiative du Département et nous dépassons les 8 000 arbres.

Le choix des arbres plantés est réalisé parmi un panel d’essences adaptées au territoire héraultais. Il favorise également les espèces mellifères : micocouliers, arbres de Judée, tilleuls à petites feuilles, érables champêtres, érables planes, tamaris…

Avec son « Plan Collège », le Département prévoit la modernisation de nombreuses cours de récréation et notamment de végétaliser ces espaces pour apporter ombre et fraîcheur aux collégiens. Cela permettra aussi d’améliorer la gestion des eaux pluviales en désimperméabilisant la cour.

PLUS DE 16 000 ARBRES SUR LES ROUTES

Le Département sécurise et entretient au quotidien 4500 km de routes. Les équipes doivent parfois couper des arbres vieillissants ou malades au bord des routes, qui menacent de tomber et deviennent dangereux pour les usagers.

En 2018, pour remplacer ces arbres coupés pour des raisons sanitaires ou sécuritaires, le Département a initié une grande opération de replantation. Plus de 250 agents routiers ont planté 500 essences locales (micocouliers, tilleuls, érables, chênes pubescents, amandiers). Ces plantations ont été installées sur 12 sites (aires de repos / aires de covoiturage / délaissés routiers), répartis sur l’ensemble du territoire héraultais.

Le Département intègre également des plantations dans ses projets d’aménagements routiers comme les déviations d’Aniane, de Montbazin et de Montagnac où il a par exemple investi près d’1M€ pour planter plus de 4000 arbres.

En 2019, un recensement exhaustif des plantations sur les routes du Département a permis d’identifier plus de 45 000 arbres. Ce patrimoine est constitué à 90% de platanes, le reste étant composé d’essences diverses telles que le micocoulier, le frêne, le hêtre ou encore le marronnier.

DES ARBRES PLANTÉS DANS LE DOMAINES DÉPARTMENTAUX

Le Département mène par ailleurs une politique unique en France, en faveur de la protection et de la mise en valeur des espaces naturels. Plus de 8 000 hectares d'espaces naturels, répartis sur plus de 20 domaines départementaux ouverts au public, sont ainsi régulièrement réaménagés et reboisés : bâtisses agricoles, bastides, châteaux, manufacture, sites naturels, bases de loisirs…

Le Département investit dans la transformation et l’embellissement du Domaine départemental de Bayssan. Un projet a ainsi été confié à des paysagistes qui ont repensé totalement le parc existant : 4000 arbres ont été plantés, un parcours de santé ainsi qu’un espace de jeu pour les enfants ont également été aménagés.

Bientôt, les Jardins de Méditerranée proposeront au public une immersion dans des ambiances paysagères propres aux régions méditerranéennes, à travers des créations originales. De nombreuses essences locales et du pourtour méditerranéen seront plantées sur 29 hectares d’espaces verts.

LE DÉPARTEMENT PIONNIER EN AGROFORESTERIE

Depuis 1992, le Département met au service de l’INRA une partie des terres du Domaine de Restinclières, à Prades-le-Lez afin que les scientifiques étudient les effets de la plantation d'arbres sur les rendements des cultures.

L’objectif de cette recherche, inédite en France, est d’évaluer le potentiel de l’agroforesterie pour faire face à des épisodes de sécheresse. L’objectif étant de vérifier si la présence d’arbre est bénéfique aux cultures ou au contraire, si l’arbre entre en compétition avec la culture en prélevant trop d’eau au niveau de ses racines. Afin de rendre exhaustive la recherche, pas moins de 12 000 arbres ont été plantés (cormiers, noyers, peupliers, pins).

ENCOURAGER L'AGROFORESTERIE

Le Département encourage les agriculteurs à prendre conscience des zones de leurs exploitations ayant une forte valeur écologique et les accompagne dans la mise en oeuvre d’actions en faveur des milieux naturels et de la biodiversité : mise en place de haies, création de fossés, creusement ou entretien de mares, réouverture de milieux ou encore plantation ou le remplacement d’arbres isolés.

Le Département aide financièrement les agriculteurs à planter des haies et des arbres autour des parcelles pour protéger les cultures des vents et encourager le développement d’espèces végétales et animales.
Restinclières, le plus vaste domaine en agroforesterie d’Europe

S’étendant sur plus de 64 hectares, le domaine de Restinclières, est le plus vaste domaine expérimental d'agroforesterie en Europe. 41 ha sont alloués à la culture des céréales et 23 ha à la vigne. Sur ces parcelles, les chercheurs de l’INRA collectent des milliers de mesures chaque jour. La chaleur, l’air, la qualité du sol ou encore le niveau d’ensoleillement, rien n’est laissé au hasard.

POURQUOI LE DEPARTEMENT PLANTE DES ARBRES ?

Véritables poumons vert de nos villes et communes, les arbres sont en effet une richesse inestimable et contribuent de plusieurs façons à améliorer la qualité de vie.

Ils absorbent les polluants atmosphériques, le bruit et les eaux de pluie, tout en diminuant le ruissellement. Ils jouent un rôle de premier plan dans l'atténuation du changement climatique, en nous protégeant du soleil et des fortes chaleurs. A la foi source de nourriture et abri confortable, ils sont en outre un écosystème précieux qui favorise le développement de la biodiversité sur notre territoire.

UN AIR PLUS PUR

Tout au long de leur vie, grâce au mécanisme biologique de la photosynthèse, les arbres puisent du gaz carbonique présent dans l'atmosphère. Ils l'emmagasinent dans leur tronc, leurs branches, leurs racines et leurs feuilles et libèrent ensuite de l'oxygène dans l'air.

Chaque année, un arbre adulte produit ainsi 15 à 30 kg d'oxygène, tandis qu’une personne adulte consomme 700 grammes d'oxygène par jour et 15 à 30 kg en un mois et demi à peine ! En une année, elle consomme l'équivalent de la quantité d'oxygène fournie par dix arbres (soit 200 à 300 kg). La population du Département de l’Hérault, constituée d'environ 1 165 000 habitants, respire donc en une année près de 350 000 tonnes d'oxygène !

Un des principaux bienfaits des arbres sur l’environnement est leur capacité à purifier l’air.

La capacité d'absorption de carbone annuelle des forêts françaises est estimée à 70 millions de tonnes équivalent CO2, soit 15 % des émissions françaises de gaz à effet de serre.

A titre d'exemple, un arbre de 5 m3 peut absorber en une année l'équivalent de 5 tonnes de CO2. Cela correspond aux émissions de 5 vols aller-retour entre Paris et New York1.

Les arbres influent également sur la qualité de l'air que nous respirons, en agissant comme de véritables filtres à air. En effet, les polluants et les poussières en suspension dans l'air sont captés par les feuilles des arbres, limitant ainsi leur circulation dans l'environnement.

Un arbre est capable d'éliminer jusqu'à 1/4 de la pollution par les particules dans un rayon d'une centaine de mètres.

Une fois coupé, le bois continue de séquestrer du carbone. Le CO2 piégé pendant la croissance de l'arbre reste stocké pendant toute la durée d'utilisation des produits fabriqués à partir du bois. Une durée qui peut s'étendre sur plusieurs centaines d'années.

PROTÉGER NOTRE PLANÈTE

LA TERRE

La capacité des arbres à améliorer la qualité des sols provient notamment de l’importante couche d’humus qu’ils produisent. En se décomposant sous l’action de la microfaune et des champignons, l’humus libère une partie des minéraux contenus dans la matière organique comme l’azote, le phosphore, ou encore la potasse, et les transforment en éléments directement assimilables par les plantes. On parle de minéralisation des sols.

Les arbres permettent également de protéger le sol contre l’érosion. En effet, leurs racines permettent de maintenir le sol et de le stabiliser. En cas d’inondation ou de vent violent, une surface arborée est plus protégée qu’un espace sans arbres, qui risque de voir le sol se dégrader par érosion ou ravinement.

L'EAU

Les arbres jouent un rôle essentiel dans la régularisation de l’hydrologie du sol. Grâce à eux, la nappe phréatique est maintenue au bon niveau. Leur présence réduit également le volume des eaux de ruissellement et prévient, ou du moins réduit, les dommages causés par les inondations.

LE CLIMAT

Par le phénomène d’évapotranspiration, les arbres libèrent de la vapeur d’eau qui humidifie l’air. Outre le fait de rafraîchir l’air ambiant, ce phénomène permet de tempérer également les variations extrêmes du climat, allant d’une forte chaleur à un froid intense. A Lyon, une étude a démontré que les zones boisées urbaines sont de 2 à 8°C plus fraîches que le reste de la ville.

CONTRE LES INONDATIONS

Les arbres absorbent l’eau des pluies. Les villes et communes du Département sont particulièrement sujettes aux inondations en raison de l’imperméabilisation des sols qui empêche l’infiltration de l’eau. Un des moyens efficaces pour réduire le ruissellement en surface, est de planter des arbres et de créer des surfaces végétales perméables qui augmentent l’infiltration en zone urbaine. Un arbre de taille adulte intercepte près de 20% des eaux de pluie.

PRÉSERVER LA BIODIVERSITÉ

Les arbres sont un véritable réservoir de biodiversité animale et végétale. Ils sont des éléments majeurs de notre écosystème et permettent la présence de nombreux êtres vivants : insectes, oiseaux, mammifères et végétaux.

La diversité des espèces d’arbres contribue également à la diversité de la faune et de la flore. « La disparition d'une seule espèce végétale peut entraîner à elle seule l'extinction de 30 espèces animales » assure Yann Morvan, chef du service biodiversité espaces naturels au Département

L’arbre constitue une ressource alimentaire très diversifiée : fleurs, fruits, feuilles, branches, écorces… Celle-ci intéresse l’ensemble de la faune sauvage et du gibier, souvent à la recherche d’une alimentation complémentaire de celle produite par les champs et prairies. Les arbres rentrent également dans la chaîne alimentaire de divers insectes, oiseaux, chauves-souris et reptiles.

Depuis ses racines jusque sa canopée, l’arbre est le refuge de très nombreuses autres espèces de plantes, de mammifères, d’oiseaux, d’insectes, de champignons, de mousses, de lichens. Ce rôle d’abri est d’autant plus développé que sa structure est complexe, comme chez les arbres âgés, qui offrent de nombreuses ramifications, anfractuosités, cavités ou simples fissures.

L’arbre est un véritable lieu de reproduction, une maternité et une crèche qui prend la forme de nichoirs et de couvoirs naturels pour les oiseaux. Il est également un lieu de gestation pour de nombreuses larves d’insectes.

423, c’est le nombre d’insectes hébergés en moyenne par un chêne pédonculé, particulièrement présent dans l’Hérault.

L’arbre permet de réguler la présence de ravageurs ou de parasites des cultures et des animaux, voire d’en permettre l’éradication.

Les arbres dans l’Hérault abritent ainsi plus de 8 espèces de chauves-souris, qui s’avèrent être une véritable alternative à certains insecticides. Une seule chauve-souris est en effet capable de manger en une nuit près de 2 000 insectes, dont certains sont nuisibles pour la vigne. Elles sont donc un auxiliaire très intéressant pour les vignerons.

POUR LE BIEN-ÊTRE…

Le rôle principal de l’arbre dans les communes héraultaises est avant tout ornemental et paysager. Il embellit et structure le paysage urbain et vient rompre la monotonie et la rigidité des structures. Les arbres s'harmonisent également aux éléments architecturaux et les mettent en valeur.

Les parcs et les sentiers offrent un cadre agréable qui encourage à la pratique de diverses activités physiques, comme la marche, les jeux collectifs ou la pratique de sports en extérieur.

De nombreuses études démontrent que la présence de végétation en milieu urbain a un effet positif sur les émotions individuelles et collectives : en effet, les arbres reposent la vue et l’esprit, apaisent les tensions, stimulent les interactions sociales et améliorent la santé mentale.

Avec leur feuillage, ils absorbent une partie des bruits de fonds de la circulation routière. Une ceinture d'arbres de 30 mètres d'épaisseur réduit ainsi le bruit de 6 à 8 décibels. Cela peut sembler dérisoire, mais l’effet ressenti est énorme.

Les espaces boisés constituent une protection contre la chaleur par le biais du rafraîchissement de l'air ambiant. Le feuillage des arbres absorbe et reflète la radiation solaire. Il réduit ainsi l'intensité du rayonnement et la chaleur qui en résulte. Une différence de plus de 10°C peut ainsi exister entre une façade ensoleillée et la même façade ombragée.

…ET L'ATTRACTIVITÉ DES TERRITOIRES

La présence d’espaces verts favorise l’attractivité démographique et touristique des territoires, ce qui renforce les activités économiques initialement présentes et suscite de nouvelles implantations d’entreprises.

D’après l’enquête de fréquentation touristique des communes de France, un dixième des touristes étrangers (11%) ont renseigné les visites de parcs et de jardins comme étant l’une des principales motivations de leur venue. 18,5% des visiteurs français déclarent également avoir visité un parc ou un jardin au cours de leur séjour.

OÙ VOIR DE BEAUX ARBRES DANS L'HÉRAULT ?

Le Département de l’Hérault compte plusieurs arbres classés "remarquables". Ce critère dépend de l’âge et de l’essence de l’arbre. Parmi eux, le célèbre platane de Saint-Guilhem-le-Désert. Planté en 1848, il est âgé de 171 ans. D'une hauteur de 20 mètres environ, il possède un tronc dont la circonférence dépasse les 6 mètres.

Plus vieux encore, le chêne de Ferrut situé à Félines-Minervois. On estime en effet son âge à trois cents ans ! Haut de 12 mètres, son tronc mesure pratiquement quatre mètres de circonférence.

Mais la palme d’or revient au Hêtre "millénaire" de la Fraïsse-sur-Agout. Son âge est estimé à plus de 600 ans et il détient une circonférence de 9 mètres. Culminant à plus de 25 mètres de haut, il est sans conteste un des plus grands hêtres de France.