Aujourd’hui, la notion de "développement durable" semble avoir convaincue la majorité d’entre nous. Reste pour beaucoup à l’appliquer dans le quotidien, 20 ans après le Sommet de la Terre à Stockholm.
Jusque là, nous avons vécu sans nous demander si les ressources de la Terre étaient limitées. Elles le sont et nos modes de vie semblent avoir causé des dommages collatéraux. Le défi du développement durable consiste à trouver un juste équilibre entre performance économique, équité sociale et préservation de l’environnement.
Quelques repères chronologiques :
En 1987, le rapport Brundtland a définit la politique nécessaire pour parvenir à un "développement durable" comme "un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs".
En 1992, le Sommet de la Terre de Rio consacre la mise en place d’un Agenda 21 qui énonce des actions concrètes de développement durable pour le 21e siècle.
En 1998 : signature du Protocole de Kyoto, il vise à lutter contre le changement climatique en réduisant les émissions de gaz carbonique. Ratifié par 172 pays, il est entré en vigueur en février 2005.
En Hérault, le Département a intégré la notion de développement durable dans ses actions depuis près de 10 ans, l’incorporant progressivement au cœur de sa politique. Une démarche qui s’est concrétisée avec l’adoption d’un agenda 21 départemental en 2003.
Il se déploie sur 5 axes : lutte contre le changement climatique, préservation de la biodiversité et des ressources naturelles, épanouissement des êtres humains, cohésion sociale et solidarité entre les territoires et entre les générations, mise en place de dynamiques de développement selon des modes de production et de consommation responsables.
Une démarche appliquée à la collectivité
En 2006, le Département s’est engagé dans une étude de son bilan carbone (émissions de l’ensemble des activités du département). A partir des résultats, le conseil général a proposé de nouvelles méthodes d’organisation et d’action pour limiter les émissions de gaz à effets de serre ; elles seront mises en œuvre en 2010.
Parmi les grandes orientations retenues : diversification des modes de déplacement des agents et limitation grâce au télétravail ou la visioconférence, développement des achats publics "éco-responsables", baisse de la consommation des bâtiments (construction de collèges HQE), renforcement de l’efficacité des actions transversales.
Une démarche appliquée au territoire
En mars dernier, le Département a signé une charte du réseau départemental des agendas 21 avec 30 collectivités partenaires (communes et intercommunalités). Avec cette charte, il concrétise l’une des actions de son propre agenda 21 sur l’aide à la mise en place d’agendas 21 locaux.
Quelques exemples d’actions concrètes :
L’exemple des transports :
- mise en place d’une navette pour les déplacements professionnels des agents
- création d’un pool de 42 vélos de services répartis sur les différents sites dont l’entretien est confié à une entreprise d’insertion
- mise à disposition de titres de transport en commun dans le cadre des déplacements professionnels
Les résultats :
- 8 600 trajets professionnels autrement qu’en voiture
- 2 030 tickets de transports en commun utilisés
- 39 000 € d’économies
- 35t de CO2 en moins